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La maladie de Parkinson, l’autre combat de Mohamed Ali
Il faisait nuit lorsque, le 19 juillet 1996, jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Atlanta, tout en blanc, Mohamed Ali est apparu.
Après la nageuse américaine Janet Evans, le dernier relayeur de la flamme fut dévoilé. Et c’est lui qui, absent depuis son diagnostic de la maladie de Parkinson en 1984, se présenta aux nations du monde.
Ces mains qui l’avaient porté au sommet, triple champion du monde de boxe, champion olympique à Rome en 1960, furent aussi celles qui allumèrent la flamme olympique.
Tremblantes, elles figèrent le temps.
Un homme, connu pour sa force et sa hardiesse, dans notre esprit toujours debout, prêt à frapper, était devenu vulnérable.
Mais, cette vulnérabilité dévoilée a renforcé le mythe, le mythe de force et de courage. Cet instant porta une lumière immense sur la réalité d’une maladie neurodégénérative.
Parce que même malade, il ne faut pas se cacher. Il faut montrer. Il faut regarder. Il faut acclamer.
Corps tremblant comme nos voix ce soir-là, Mohamed Ali est l’image de ces jeux.
La légende de la boxe a enflammé le monde.
