L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) à domicile

L’APA à domicile

L’APA à domicile est une aide financière permettant de financer tout ou une partie des aides nécessaires au maintien d’une personne âgée à domicile ainsi qu’à l’accomplissement des actes de la vie quotidienne.

L’APA à domicile est versée sous conditions : la personne doit être âgée de 60 ans ou plus (sauf exceptions), résider en France et être reconnue en perte d’autonomie (GIR 1 à 4).

En pratique, pour bénéficier de l’APA à domicile il vous faut remplir le formulaire suivant : Cerfa n° 16301*01. Il est également possible de le retirer au format papier auprès du CCAS de votre commune.

Lorsque la demande est réceptionnée, un professionnel du service autonomie de votre Conseil départemental se rend au domicile du demandeur afin d’évaluer son degré d’autonomie : un GIR entre 0 et 6.

Si le demandeur est éligible à l’APA (GIR entre 1 et 4 notamment), un plan d’aide sera proposé au cours du mois.

Le montant de l’allocation est ainsi calculée en fonction du GIR et des ressources du demandeur. Une participation peut être demandée.

L’APA à domicile est versée par le département, soit directement aux organismes d’intervention ou sur le compte du bénéficiaire.

Une demande de CMI peut être déposée simultanément à une demande d’APA.

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/aides-financieres/l-apa-a-domicile

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) en établissement

L’APA en établissement

L’APA en établissement est une aide financière permettant de financer le séjour en établissement des personnes âgées en perte d’autonomie. Précisément, elle finance la totalité ou une partie du tarif dépendance* facturé aux résidents d’établissement médico-social (EHPAD, USLD, foyer-logement, résidence autonomie)

L’APA en établissement est versée sous conditions : le demandeur doit avoir 60 ans ou plus (sauf exceptions), résider en France, reconnu en perte d’autonomie (GIR 1 à 4) et l’établissement doit héberger au minimum 25 personnes âgées (sinon il faut demander l’APA à domicile).

En pratique, pour bénéficier de l’APA en établissement, il vous faut vous procurer le document de demande. Soit directement auprès de l’établissement choisi ou auprès du Conseil départemental. Dans certains cas, aucune demande n’est à faire si l’établissement retenu reçoit une « dotation APA » directement par le département.

Lorsque la demande est réceptionnée, le président du Conseil départemental dispose de trois mois pour statuer. Période pendant laquelle le GIR de la personne âgée est évalué.

Le montant de l’allocation est calculée en fonction du GIR, des ressources et du montant du tarif dépendance en vigueur dans l’établissement.

Un simulateur vous permet d’estimer le montant du reste à charge mensuel en EHPAD, déduction faite de l’APA et de l’aide au logement.

L’APA en établissement est versée par le Conseil départemental soit directement à l’établissement et est déduit de la facture, soit à la personne.

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/l-apa-en-etablissement

*Les soins étant pris en charge par l’Assurance maladie, l’hébergement payé par le résident ou l’aide sociale.

Pour en savoir plus, consultez l’actualité Financement des EHPAD : une expérimentation dans 23 départements.

À savoir qu’à compter du 1er juillet 2025, 23 départements vont expérimenter un nouveau mode de financement pour les EHPAD.  Cette expérimentation consiste en la fusion du tarif soins et du tarif dépendance, pour passer à un forfait global unique relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie.

L’Allocation d’Éducation à l’Enfant Handicapé (AEEH)

L’Allocation d’Éducation à l’Enfant Handicapé (AEEH)

L’AEEH est une aide versée aux parents d’enfants de moins de 20 ans touchés par un handicap d’au moins 80% (entre 50% et 79% sous certaines conditions).

L’AEEH permet de compenser certaines dépenses liées au handicap, comme celles de soins, d’éducation et la nécessité d’embaucher une tierce personne ou de réduire voire cesser son activité professionnelle pour vous occuper de votre enfant.

Pour bénéficier de l’AEEH, l’enfant doit en plus du critère d’âge et du taux d’incapacité, ne pas percevoir de revenus supérieurs à 55% du SMIC mensuel brut, résider en France de façon permanente et ne pas vivre en internat dont le coût serait pris en charge de façon intégrale par l’Assurance Maladie ou le Département.

En pratique, la demande s’effectue auprès de la MDPH de votre département, ou en ligne directement, via un formulaire, si celle-ci le propose.

C’est ensuite la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) de votre MDPH qui se prononce dans un délai de 4 mois sur votre demande.

L’AEEH est versé par la CAF ou la MSA en fonction du régime de la famille directement aux parents de l’enfant.

Son montant de base est de 151,80 € par mois, montant pouvant être majoré en fonction du besoin de l’enfant. De même, la durée de versement varie en fonction de la situation. Par ailleurs, l’AEEH est cumulable avec la PCH.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14809

Allocation aux Adultes Handicapées (AAH)

L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)

L’AAH est une aide financière destinée à garantir un revenu minimum aux personnes en situation de handicap, leur permettant de faire face aux dépenses courantes.

Pour bénéficier de l’AAH il faut : avoir entre 20 ans (sauf exceptions) et l’âge légal de la retraite (sauf exceptions), avoir un taux d’incapacité de 80% ou plus (dans certains cas entre 50% et 79%), résider en France (ou titre de séjour valide) et respecter les conditions de ressources qui varient en fonction de la situation de la personne (célibataire, nombre d’enfants à charge).

En pratique, la demande s’effectue auprès de votre MDPH. Le dossier est ensuite étudié par la CDAPH qui statue dans un délai moyen de traitement de 4 mois.

En 2025, le montant maximal de l’AAH était de 1033,32 € par mois. Ce montant varie en fonction des ressources et composition du foyer, si le bénéficiaire travaille ou non, touche une pension, est hébergé en maison d’accueil spécialisée (MAS).

L’AAH est versée par la CAF ou la MSA en fonction du régime dont la personne relève.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12242

MaPrimeAdapt

MaPrimeAdapt’

Effective depuis le 1er janvier 2024, pour financer les travaux d’adaptation des logements, MaPrimeAdapt’ vise à simplifier les démarches et permettre aux personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie de rester vivre à leur domicile. Les aménagements peuvent être intérieurs ou extérieurs.

Pour bénéficier de MaPrimeAdapt’ il faut : disposer de revenus modestes ou très modestes, être âgé de plus de 70 ans (60 à 69 ans en situation de perte d’autonomie), en situation de handicap sans conditions d’âge mais justifiant d’un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50% ou éligibles à la PCH. Par ailleurs, ce dispositif est destiné aux propriétaires occupants ou aux locataires du parc privé pour des travaux dans leur résidence principale, en France métropolitaine ou en Outre-mer.

En pratique, pour bénéficier du dispositif il vous faut prendre RDV avec un conseiller France Renov’ sur https://france-renov.gouv.fr/ ou à un guichet autonomie proche de chez vous (Espace Conseil France Rénov, France services, etc.) qui vous mettra en relation avec un assistant à maitrise d’ouvrage (AMO) habilité autonomie. Par la suite, un dépôt de demande de subvention est à effectuer en ligne ou en format papier. La réception du versement de la subvention sera effective après la réalisation des travaux par un artisan choisi avec l’AMO.

Dans la limite d’un plafond de travaux de 22 000 € hors taxes, MaPrimeAdapt’ donne droit à une subvention de : 50 % du montant des travaux pour les ménages aux revenus modestes ; 70 % du montant des travaux pour les ménages aux revenus très modestes.

À savoir que MaPrimeAdapt’ est cumulable avec les aides locales et les aides à la rénovation énergétique et la prestation de compensation du handicap (PCH).

Pour plus d’informations : https://solidarites.gouv.fr/maprimeadapt-nouvelle-aide-pour-adapter-son-logement-la-perte-dautonomie

Le droit au répit

Le droit au répit

Inscrit dans la Loi relative à l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV), le droit au répit est le droit de « faire une pause » dans l’accompagnement de votre proche, que ce dernier soit une personne atteinte d’une maladie, en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

Le droit au répit est un point de départ. Cependant, il existe des contraintes à son obtention.

Concrètement, ce droit au répit est destiné à l’aidant d’une personne bénéficiaire de l’APA à domicile (voir ci-dessus) et que le plan d’aide soit déjà consommé. Par ailleurs, le dispositif dépend de la ville/commune du lieu de résidence, des ressources et du GIR de la personne âgée en perte d’autonomie.

Ce droit peut vous attribuer une enveloppe d’aide annuelle d’un montant maximal de 583,52 € par an (en 2026). Cette enveloppe peut servir à financer des dispositifs d’aide et de prise en charge de votre proche pendant une courte durée (hébergement temporaire, accueil de jour, relais à domicile).

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/solutions-pour-les-aidants/soutien-financier/l-aide-au-repit-dans-le-cadre-de-l-apa

Nous vous invitons à vous rapprocher de votre CCAS ou PFR ainsi que consulter la page « mes interlocuteurs » et/ou la brochure : « Besoin de répit : 17 fiches-repère pour vous aider » qui recense les solutions proposées aux proches aidants pour prendre du répit.

Congé de proche aidant

Le Congé de proche aidant

Le Congé de proche aidant permet à un salarié de cesser temporairement son activité professionnelle pour s’occuper d’une personne en situation de handicap ou en perte d’autonomie avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables.

En l’absence de dispositions conventionnelles (convention collective, accord collectif ou de branche), la durée maximale du congé est de 3 mois.

En pratique, le congé est pris à l’initiative du salarié et doit être notifié à son employeur au moins 1 mois avant la date de départ en congé envisagée. Dans certaines situations, le congé peut débuter immédiatement. De nombreux documents sont à fournir pour accompagner la demande.

Pendant la durée du congé, le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle. Toutefois, s’il est aidant salarié de son proche, il peut être employé par la personne aidée si celle-ci bénéficie de l’APA ou de la PCH.

Le congé de proche aidant n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf dispositions conventionnelles le prévoyant.

Toutefois, le salarié peut percevoir une allocation journalière de proche aidant (AJPA) voir dans la rubrique ci-dessous.

Pour en savoir plus : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16920

L’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA)

L’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA)

L’AJPA indemnise le congé du proche aidant (rubrique ci-dessus). Cette indemnisation est un revenu de remplacement qui s’adresse au proche aidant d’une personne en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

Pour bénéficier de l’AJPA il faut : être résident en France, être salarié (ou fonctionnaire, travailleur indépendant, chômeur etc.), entretenir un lien étroit et stable avec la personne, apporter une aide, justifier que la personne ait une perte d’autonomie importante (GIR 1 à 4) ou taux d’incapacité d’au moins 80%.

L’allocation est flexible et peut être mobilisable pour un accompagnement de quelques semaines ou mois, régulier et étalé dans le temps ou pour un accompagnement ponctuel. À savoir que, l’AJPA est versée dans la limité de 66 jours par proche, et il est possible d’accompagner jusqu’à 4 proches, soit un total de 264 jours.

En pratique, les demandes s’effectuent auprès de la CAF pour les personnes déjà allocataires (ou non) ou auprès de la MSA pour les personnes relevant du régime agricole. La demande se fait en ligne ou via papier téléchargeable en fonction de la situation.

Au 1er janvier 2026, le montant journalier de l’AJPA est de 66,64 €. Les prestations sont ensuite versées mensuellement par la CAF ou la MSA.

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/solutions-pour-les-aidants/soutien-financier/l-allocation-journaliere-du-proche-aidant-qu-est-ce-que-c-est

Bourse étudiant(e) aidant(e)

Bourse étudiant(e) aidant(e)

Depuis la rentrée 2023-2024, un(e) étudiant(e) aidant(e) d’un proche en situation de handicap, en perte d’autonomie ou atteint d’une maladie, peut devenir éligible à une bourse sur critères sociaux ou bénéficier d’une revalorisation du montant de cette bourse.

Pour en bénéficier, il vous faut : remplir les conditions générales d’éligibilité à la bourse sur critères sociaux, être en dessous des plafonds de ressources pris en compte pour l’ouverture du droit à la bourse, être étudiant(e) aidant(e) et venir en aide de manière régulière et fréquente à un proche en situation de handicap pour accomplir tout ou partie des actes ou activités de la vie quotidienne, ne pas être salarié(e) pour cette aide.

Le proche aidé pouvant être : père, mère, frère, sœur, enfant, conjoint, partenaire (PACS), parent du conjoint ou nouveau conjoint du parent.

En pratique, les justificatifs suivants vous seront demandés : un document officiel établissant les liens familiaux (livret de famille etc.) ainsi que la notification CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées relevant de la MDPH) mentionnant le besoin d’aide humaine pour la personne aidée.

Pour bénéficier de cette aide en tant que première demande de bourse : rendez vous sur le portail messervices.etudiant.gouv.fr. Si vous êtes déjà boursier(e), il suffit de mettre à jour votre dossier social étudiant(e), également sur le portail :l messervices.etudiant.gouv.fr

Pour en savoir plus : https://www.lescrous.fr/2023/10/revalorisation-des-bourses-etudiants-en-situation-de-handicape-etudiants-aidants/#:~:text=Depuis%20la%20rentrée%202023%2C%20les,4%20points%20de%20charge%20supplémentaires.

Congé de solidarité familiale

Le Congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale est un congé non rémunéré qui permet à l’aidant salarié de s’absenter pour assister un proche en fin de vie.

Pour bénéficier du congé, il faut : être salarié ou indépendant, que la personne soit votre père/mère, enfant, frère/soeur, petit-enfant, vive à votre domicile, et que vous ayez été désignée comme personne de confiance.

Le congé de solidarité familiale est attribué pour une durée de 3 mois renouvelable une fois, soit une durée maximale de 6 mois.

En pratique, le bénéficiaire doit prévenir son employeur au moins 15 jours avant le début du congé de solidarité familiale, par une lettre recommandée avec avis de réception, ou remise contre récépissé.

Cette notification doit être accompagnée d’un certificat médical, établi par le médecin traitant de votre proche, attestant que cette personne souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable.

Pendant la durée du congé, votre contrat de travail est suspendu et vous n’êtes, en principe, pas rémunéré par votre employeur. Cependant, vous pouvez compenser cette perte de revenu en bénéficiant de l’Allocation Journalière d’Accompagnement d’une Personne en fin de vie (AJAP) (voir rubrique ci-contre).

Pour plus d’informations du congé de solidarité familiale dans le secteur privé : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1767

Pour plus d’informations sur congé de solidarité familiale dans la fonction publique : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F17949

Aide Sociale à l’Hébergement (ASH)

L’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH)

L’ASH est une aide financière qui peut être versée aux personnes âgées ayant des ressources inférieures au montant des frais d’hébergement en établissement.

Pour bénéficier de l’ASH il faut : avoir plus de 65 ans (sauf exceptions), résider en France, avoir des ressources inférieures au montant des frais d’hébergement en établissement. L’ASH peut être accordée pour un hébergement en résidence autonomie, EHPAD ou USLD. Par ailleurs, ces établissements doivent disposer de places habilitées à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale.

En pratique, la demande d’ASH s’effectue via un dossier d’admission auprès du CCAS de votre commune ou de votre mairie, qui ensuite transmet le dossier au Conseil départemental.

Si la demande est acceptée, le Conseil départemental paie alors la différence entre le montant de la facture de l’établissement et la contribution de la personne.

À savoir que les personnes handicapées vivant en maison de retraite peuvent bénéficier sous condition du régime de l’ASH pour les personnes handicapées.

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/l-aide-sociale-a-l-hebergement-ash-en-etablissement

L’aide ménagère à domicile pour personnes âgées

L’aide ménagère à domicile pour personnes âgées

Si vous ne bénéficiez pas de l’APA, le Conseil départemental peut verser une aide sociale qui finance les interventions d’une aide à domicile. Cette aide est appelée aide ménagère à domicile.

Pour bénéficier de cette aide il faut : avoir 65 ans ou plus (sauf exceptions), avoir des difficultés pour accomplir les principales tâches ménagères, ne pas bénéficier de l’APA et avoir des ressources mensuelles inférieures à 1043,59 € pour une personne seule et à 1620,18 € pour un couple (en 2026).

En pratique, la demande s’effectue auprès de votre mairie ou CCAS.

Le montant est calculé en fonction des revenus et une participation peut être demandée. L’aide est le plus souvent versée directement au service d’aide à domicile, sauf exceptions.

Pour plus d’informations : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/aides-financieres/l-aide-menagere-a-domicile

Allocation de Solidarité aux personnes âgées (ASPA) (Ex-minimum vieillesse)

L’Allocation de Solidarité aux personnes âgées (ASPA)

Ex-minimum vieillesse, l’ASPA est une aide financière destinée aux retraités disposant de faibles ressources. Elle vient compléter les pensions existantes pour atteindre un montant minimum fixé par la loi.

Pour bénéficier de l’ASPA il faut : avoir 65 ans ou plus (sauf exceptions), résider en France, être retraité ou percevoir une pension de réversion. Dans certains cas, une retraite anticipée pour handicap ouvre également droit à l’ASPA.

Par ailleurs, l’ASPA est réservée aux retraités dont les revenus sont modestes et ne dépassent pas 1043,59 € par mois pour une personne seule et 1620,18 € par mois pour un couple (en 2026). Ces ressources incluent l’ensemble des revenus du foyer mais certaines allocations spécifiques ne sont pas prises en compte (APA par exemple.)

En pratique le demandeur doit effectuer sa demande auprès de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) s’il perçoit une retraite versée par la sécurité sociale, ou auprès de le MSA si il reçoit une retraite versée par la MSA.

Le montant de l’ASPA dépend des ressources de la personne et de sa situation familiale. Pour rappel elle est calculée de manière différentielle, elle vient compléter les revenus existants pour atteindre un plafond fixé par la loi. L’ASPA est versée par les caisses de retraite.

À savoir que l’ASPA n’est pas imposable ni soumise aux prélèvements sociaux comme la CSG ou la CRDS.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16871

Prestation de Compensation du Handicap (PCH)

La Prestation de Compensation Handicap (PCH)

La PCH est une prestation qui vise à couvrir les dépenses spécifiques liées au handicap. La PCH a pour objectif d’accompagner les personnes atteintes de handicap à vivre de manière plus autonome et de leur garantir une meilleure qualité de vie.

La PCH couvre plusieurs formes d’aide : humaine, technique, d’aménagement du logement ou du véhicule, charges spécifiques ou exceptionnelles et animalière.

Les critères d’éligibilité dépendent du lieu de vie de la personne, en établissement ou à domicile. Par ailleurs, la PCH est attribuée sans conditions de ressources bien que celles-ci soient prise en charge pour déterminer le taux de prise en charge des dépenses (entre 80% et 100%).

En pratique, le demandeur doit compléter un dossier disponible auprès de sa MDPH qui lui est ensuite adressé quand complété. Après réception, une équipe pluridisciplinaire de la MDPH évalue la situation et élabore un plan personnalisé de compensation. Le plan est ensuite transmis à la CDAPH qui statue et valide le plan proposé.

Le montant de la PCH est directement lié aux ressources du bénéficiaire et aux besoins identifiés lors de l’évaluation. Pour exemple, en termes d’aide humaine, l’emploi direct d’une tierce personne est pris en charge dans la limite de 19,34 € de l’heure, ou 20,10 € de l’heure si besoin de gestes liés à des soins, à temps plein ou temps partiel.

À savoir que la PCH est également accessible aux enfants en situation de handicap.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14202

Carte Mobilité Inclusion (CMI)

La Carte Mobilité Inclusion (CMI)

Il existe trois types de CMI : la CMI stationnement qui permet de se garer gratuitement, la CMI priorité qui permet d’éviter les files d’attente ou d’avoir une place assise, la CMI invalidité pour les personnes avec une perte d’autonomie importante qui offre les mêmes avantages que la CMI priorité avec des avantages fiscaux et réductions.

Les démarches varient en fonction de la carte et de la situation du bénéficiaire.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34049

Allocation Supplémentaire d’Invalidité

Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI)

L’ASI est une aide financière destinée aux personnes invalides dont les revenus sont faibles et qui n’ont pas l’âge pour disposer de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). L’ASI est un complément de revenu qui vise à garantir un revenu minimum.

Pour pouvoir bénéficier de l’ASI, il faut : présenter une invalidité réduisant de 2/3 sa capacité à travailler, ne pas avoir dépasser l’âge légal de départ à la retraite (sinon bénéficiaire de l’ASPA), être bénéficiaire d’une des pensions énumérées ci-après (invalidité, réversion, invalidité de veuf ou de veuve, retraite anticipée pour handicap, carrière longue ou pénibilité), résider en France. Par ailleurs, les revenus du demandeur sont étudiés et ne doivent pas dépasser 914,85 € pour une personne seule et 1530,60 € pour un couple.

En pratique, la demande est à soumettre via un formulaire CERFA et à envoyer à la CPAM, MSA ou sa caisse de retraite en fonction de la pension perçue (CPAM ou MSA pour invalidité ; caisse de retraite ou MSA pour retraite anticipée ; caisse de retraite ou MSA pour réversion).

Le montant de l’ASI est basé sur un calcul différentiel. Le montant sera égal à la différence entre les revenus de la personne et le montant maximum de 914,85€ par mois pour un bénéficiaire, et 1530,60€ par mois pour deux bénéficiaires en couple.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16940

Congé de présence parentale

Congé de présence parentale

Le congé de présence parentale est un congé non rémunéré qui permet à un parent d’accompagner un enfant de moins de 20 ans, en situation de handicap ou atteint d’une maladie grave nécessitant une surveillance et des soins constants.

Le congé peut être renouvelé et complété par l’AJPP (voir rubrique ci-dessous) afin de compenser partiellement la perte de revenus.

Pour bénéficier du congé de présence parentale il faut, que son enfant ait moins de 20 ans, qu’il soit atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité*, que l’enfant ne perçoive pas un salaire supérieur à 1117,26 € et qu’il ne bénéficie pas à titre personnel d’une allocation logement ou d’une prestation familiale.

En pratique, le demandeur doit soumettre sa demande à son employeur au moins 15 jours avant la date du début du congé en y joignant un certificat médical attestant de la particulière gravité de l’état de son enfant ainsi que de la nécessité de la présence soutenue auprès de ce dernier.

Ce congé est de 310 jours ouvrés (soit l’équivalent 15 mois) par enfant, sur une période maximale de trois ans. Il est possible de fractionner ce congé en demi-journée ou temps partiel.

À la fin des trois ans, il est possible de faire renouveler ce congé pour 310 autres jours si l’état de santé de l’enfant le nécessite.

Pendant le congé, votre contrat de travail est suspendu, mais non rompu. Vous conservez votre ancienneté et vos droits sociaux. Votre poste est garanti jusqu’à la fin du congé, sauf renouvellement.

*Les pathologies ou situations éligibles incluent : les maladies graves ou chroniques, les accidents graves, les handicaps lourds, les situations médicales postopératoires complexes.

Pour plus d’informations sur le congé de présence parentale dans le secteur privé : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1631

Pour plus d’informations sur le congé de présence parentale dans la fonction publique : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F565

L’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP)

L’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP)

L’AJPP est une aide financière versée aux parents qui ont dû cesser leur activité professionnelle de façon permanente ou temporaire, dans le cadre du congé de présence parentale, afin de s’occuper de leur enfant, malade ou en situation de handicap.

Pour en bénéficier, il faut : que votre enfant ait moins de 20 ans, qu’il nécessite un besoin d’accompagnement et de soins permanents, que vous ayez cessé votre activité professionnelle de façon permanente ou temporaire, que vous soyez salarié (du privé ou de la fonction publique) en congés de présence parentale ou que vous soyez voyageur représentant placier, salarié à domicile avec un employeur particulier, en formation rémunérée ou demande d’emploi indemnisé.

En pratique, l’ouverture des droits à l’AJPP passe par le dépôt d’une demande d’allocation via un document à remplir par les parents et le médecin traitant. Cette demande, complétée par le certificat médical déjà évoqué, est ensuite à déposer à la CAF ou à la MSA en fonction du régime professionnel. Le dossier est ensuite transmis à un médecin de l’Assurance maladie qui statue sur la demande.

Le versement de l’AJPP prévoit 310 jours d’allocation journalière dans une limite de 22 jours par mois et sur une durée totale de trois ans maximum. S’ils remplissent tous deux les conditions, l’allocation peut être versée en même temps aux deux parents.

La somme versée dans le cadre de l’AJPP est de 66,64 € par jour et 33,32 € par demi-journée, pendant 22 mois maximum. Par ailleurs, si la situation de votre enfant le nécessite, un complément peut être ajouté à cette somme en fonction de conditions de ressources et de la situation du parent (seul, en couple).

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F15132#:~:text=Qu’est%2Dce%20que%20l,vous%20occuper%20de%20votre%20enfant.

L’Aménagement d’emploi du temps & temps de travail

L’Aménagement d’emploi du temps & temps de travail

En tant qu’aidant(e) élève, étudiant(e) ou salarié(e) vous disposez de droits spécifiques et pouvez bénéficier d’aménagements de votre emploi du temps ou temps de travail afin de mieux concilier temps professionnel et personnel.

Nous vous invitons à vous rapprocher des services compétents de votre établissement scolaire, d’enseignement supérieur ou de votre employeur afin d’exprimer vos besoins.

Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur peuvent proposer différents aménagements : organisation de l’emploi du temps, dispense d’assiduité, aménagement des examens, cours en ligne, mise en place d’un référent etc.

Les employeurs peuvent proposer différents dispositifs : aménagement d’emploi du temps, dons de jours de congés, télétravail etc.

L’Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP)

L’Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP)

L’AJAP est une aide financière versée à un salarié qui accompagne à domicile un proche en fin de vie dans le cadre du congé de solidarité familiale, non rémunéré.

Pour bénéficier de l’AJAP il faut : avoir obtenu son congé de solidarité familiale, accompagner la personne à domicile, que la personne accompagnée soit votre père/mère, enfant, petit-enfant, frère/soeur, conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS ou que vous ayez été déclarée comme personne de confiance.

En pratique, l’ouverture des droits à l’AJAP passe par l’envoi d’un dossier de demande par courrier au Centre national des demandes d’allocation (CNAJAP) ou à défaut à votre caisse d’assurance maladie qui transmettra la demande. Ce dossier doit être accompagné de pièces justificatives (attestation employeur salarié ; attestation sur l’honneur de cessation de recherche d’emploi si demandeur d’emploi)

La somme versée dans le cadre de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) est de 64,41 euros bruts par jour (au 1er avril 2025).

Elle est versée pendant 21 jours maximum ou jusqu’au lendemain du décès de la personne accompagnée, s’il se produit au cours de cette période. 

Si votre emploi à temps plein est passé en période à temps partiel, le montant versé sera de 32,21 euros pendant 42 jours.

Pour plus d’informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F706