Qu’est-ce qu’être aidant(e) ?
Être aidant(e) c’est endosser un nouveau rôle : celui d’accompagner et de soutenir un proche au quotidien.
Être aidant(e), c’est venir en aide de manière régulière et fréquente à un proche dépendant pour accomplir tout ou partie des actes et activités de la vie quotidienne.
Être aidant(e), c’est accompagner une personne âgée en perte d’autonomie, une personne atteinte d’une maladie ou une personne en situation de handicap. Parfois les situations sont cumulées.
Être aidant(e), c’est consacrer plusieurs heures de ses journées à l’autre. C’est assurer un nombre important de tâches au quotidien : soins, vigilance, démarches administratives, activités domestiques, anticipation et coordination.
Être aidant(e), c’est aider donc. Mais plus que cela, c’est vivre avec et pour l’autre.
Combien d’aidant(e)s en France ?
11 millions d’aidants en France.
Le nombre d’aidant(e)s en France est estimé à 11 millions, soit 1 français sur 6. Bien que toutes les classes d’âge soient concernées, dont des aidant(e)s parfois très jeunes, leur âge moyen est de 49 ans.
60% de aidants sont des femmes. Et, d’ici à 2030, 1 actif sur 4 sera aidant.
Étymologie & histoire de la définition d’aidant(e)
Étymologiquement, le terme « aider » vient du latin « ad juvare » et signifie secourir, seconder, mais également être utile et faire plaisir.
2005
Le terme d’« aidant familial » est apparu pour la première fois en 2005, dans la Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette référence lie la notion d’aidant familial à la personne handicapée qu’elle accompagne.
2008
En 2008, un décret donne à l’article R.245-7 du le Code de l’action sociale et des familles (CASF) une définition à cette notion d’aidant familial.
Est considéré comme aidant familial le conjoint, le concubin, le partenaire de PACS, l’ascendant, le descendant ou collatéral jusqu’au 4ème degré (enfants, petits-enfants, parents, grands-parents, cousins etc.), ainsi que toute personne résidant avec la personne handicapée et entretenant avec elle des lien stables et étroits.
2015
En 2015, dans la Loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV), la notion d’aidant familial connait une évolution significative.
En effet, la loi élargit et consacre la notion.
D’abord, dans son article 51 où elle inscrit le terme de « proche aidant », qui s’ajoute donc à la notion préexistante d’ »aidant familial ».
Défini à l’article L.113-1-3 du CASF, « est considéré comme proche aidant d’une personne âgée son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux, ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne. »
La notion nouvellement créée de « proche aidant » est, elle, rapprochée d’une autre catégorie de personne : celle des personnes âgées dépendantes, c’est-à-dire en perte d’autonomie.
Ainsi, en droit, un aidant est à la fois une personne qui accompagne un proche atteint d’un handicap mais aussi un proche âgé, en perte d’autonomie.
Ces rédactions successives ont permis un premier pas vers la reconnaissance du statut de l’aidant.
Cependant, cette double définition de la notion, qu’elle soit « aidant familial » ou « proche aidant, » complexifie la compréhension du statut et des droits qui en découlent.
Nous défendons une définition unique et englobante de l’aidant(e), indépendamment de la situation de la personne qu’il accompagne.
