Moins d’aidant(e)s, vraiment ?

La récente étude de la DREES, publiée en juin 2026 indique de 340 000 la baisse du nombre d’aidant(e)s entre 2008 et 2022. Auxquels s’ajoutent trois changements : ils sont plus âgés, plus souvent au sein du cercle familial et leur aide apportée s’intensifie.

Pour autant, la baisse ne veut pas dire que la dépendance ou les besoins diminuent. Cette variation du nombre de de proches aidant(e)s s’explique par l’évolution des structures familiales : les femmes sont enceintes de plus en plus tard, les couples font moins d’enfant et le taux d’emploi augmente, notamment pour les femmes et les 50-64 ans.

Les aidant(e)s vieillissent : leur âge moyen atteint désormais 55 ans et 4 mois, contre 52 ans et 11 mois auparavant. Cette hausse est le reflet du vieillissement de la population dans son ensemble ainsi que de l’allongement de l’espérance de vie sans perte d’autonomie des personnes vivant à domicile. La combinaison de ces deux phénomènes tend à retarder le moment où l’aide devient nécessaire et permet à des personnes plus âgées de continuer à assumer un rôle d’aidant. 

L’aide à la vie quotidienne se concentre davantage sur la famille proche (conjoints, enfants) et les aidant(e)s ayant des liens plus éloignés avec l’aidé deviennent moins fréquents. La part des conjoints aidant(e)s passe de 24% à 28% et celle des enfants, de 35% à 39%.

Un point ne change pas : les femmes restent majoritaires parmi les proches aidant(e)s. 

Pour retrouver l’étude de la DREES : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260624_nombre-de-proches-aidants

Rien à CARE ?
On s’en occupe.